Bureau des Tipsters

27 août 2026

Viking FK à l’abordage de la Ligue des champions

Le Viking FK à l’abordage de la Ligue des Champions

Football et décryptage Viking FK à l’abordage de la Ligue des champions La Norvège tient un nouveau représentant sur la plus grande scène européenne. Après Rosenborg, Molde et plus récemment Bodø/Glimt, c’est désormais au Viking FK de partir à l’abordage de la Ligue des champions. Pendant longtemps, lorsque l’on évoquait la Norvège en Ligue des champions, un nom revenait presque systématiquement, celui de Rosenborg. Le club de Trondheim a incarné pendant de nombreuses années le football norvégien sur la scène européenne, accompagné plus ponctuellement par Molde. Mais depuis quelques saisons, le football norvégien semble avoir trouvé de nouveaux ambassadeurs. Il y a d’abord eu Bodø/Glimt, devenu symbole de ce football offensif devenu si rare. Voilà désormais Viking FK. Basé à Stavanger, Viking n’est pourtant pas le petit nouveau que son absence récente des grandes soirées européennes pourrait laisser imaginer. Fondé en 1899, il appartient aux institutions historiques du football norvégien et a retrouvé les sommets en décrochant le titre de champion de Norvège en 2025, trente-quatre ans après son précédent sacre. Une renaissance qui conduit aujourd’hui les hommes en bleu marine jusqu’aux portes de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Un club historique, une identité forte et une nouvelle génération ambitieuse : Viking repart à l’abordage de l’Europe. La qualification en Ligue des champions, un parcours du combattant en Norvège Être champion de Norvège ne garantit pas une place en Ligue des champions. Malgré son titre décroché en 2025, Viking FK devait encore franchir l’obstacle des qualifications pour transformer sa superbe saison nationale en billet pour la plus prestigieuse des compétitions. Et sur sa route se dressait le Dinamo Zagreb, un habitué des soirées européennes. En Croatie, Viking se retrouve rapidement mené 2-0 après seulement dix minutes. Mais les Norvégiens ne paniquent pas. Peter Christiansen réduit l’écart, Zlatko Tripić égalise et Viking repart de Zagreb avec un précieux 2-2. Une semaine plus tard à Stavanger, le scénario démarre pourtant encore mal avec l’ouverture du score croate. Cette fois-ci, Tripić égalise sur penalty avant qu’Edvin Austbø et Tobias Moi ne fassent basculer la rencontre en quelques minutes après la pause. Victoire 3-1 et billet pour la Ligue des champions. Barrage · Aller Dinamo Zagreb 2 — 2 Viking FK Mené 2-0 après 10 minutes, Viking revient avant la pause. Barrage · Retour Viking FK 3 — 1 Dinamo Zagreb Stavanger célèbre une qualification historique. 34 ans plus tard, Viking reprend la Norvège Pour comprendre comment Viking en est arrivé là, il faut revenir à novembre 2025. En Norvège, où le calendrier est adapté aux contraintes climatiques, l’Eliteserien touche alors à sa fin après trente journées. Et le suspense aura été total. Viking et Bodø/Glimt, champion sortant, se livrent un duel exceptionnel. Au bout des trente rencontres, un seul petit point les sépare : 71 pour Viking, 70 pour Bodø. Stavanger retrouve ainsi un titre de champion attendu depuis 34 ans. Mais au-delà du classement, les chiffres racontent aussi une philosophie. Viking inscrit 77 buts en 30 journées, soit une moyenne de 2,57 buts par rencontre. Seul Bodø/Glimt fait mieux avec 85 réalisations. Le troisième, Tromsø, s’arrête à 50 : Viking a donc marqué 27 buts de plus que le troisième du championnat. Et cette volonté d’attaquer ne s’accompagne pas d’un déséquilibre total. Avec 36 buts encaissés, Viking termine à seulement 1,2 but concédé par match. Une équipe spectaculaire, mais suffisamment solide pour aller chercher le titre. Eliteserien 2025 Une saison à deux entre Viking et Bodø/Glimt # Club Buts Pts 1 Viking FK 77 — 36 71 2 Bodø/Glimt 85 — 28 70 3 Tromsø 50 — 36 57 7 Rosenborg 45 — 42 42 10 Molde 46 — 42 39 77 buts inscrits par Viking en seulement 30 journées Viking et Bodø/Glimt, la nouvelle vague norvégienne Viking ne sera d’ailleurs pas seul. Deuxième de l’Eliteserien 2025, Bodø/Glimt a dû emprunter un chemin encore plus long. Après une double confrontation spectaculaire contre l’Union Saint-Gilloise (3-3 en Belgique puis 3-2 après prolongation à Bodø) les Jaunes ont ensuite dominé NEC Nimègue, 3-1 aux Pays-Bas puis 3-0 à Aspmyra. Pendant ce temps, les anciennes références du pays regardent cette nouvelle hiérarchie s’installer. Rosenborg termine 7e du championnat 2025 et Molde seulement 10e. Le centre de gravité du football norvégien a clairement bougé. Comme Bodø/Glimt avant lui, Viking FK incarne une nouvelle génération norvégienne décomplexée avec beaucoup de rythme, une volonté permanente d’attaquer et l’ambition de bousculer une hiérarchie nationale longtemps dominée par d’autres noms. Un champion inattendu, un club qui revient de loin Comme Bodø/Glimt avant lui, Viking FK n’était pas forcément destiné à venir bouleverser aussi rapidement la hiérarchie du football norvégien. Les deux nouveaux représentants du pays sur la scène européenne possèdent même un point commun : ils reviennent de loin. Bodø/Glimt retrouve l’Eliteserien en 2018. Viking suit pratiquement ses pas. Relégué à l’issue de la saison 2017, le club de Stavanger passe une année au deuxième échelon avant de décrocher immédiatement son billet pour retrouver l’élite en 2019. À l’époque, difficile d’imaginer que quelques années plus tard, les deux clubs se retrouveraient au sommet du championnat et représenteraient ensemble la Norvège en Ligue des champions. De la 1. divisjon au titre national Viking évoluait encore en deuxième division norvégienne en 2018. Sept ans plus tard, le club de Stavanger est champion de Norvège et retrouve la Ligue des champions. Leur ascension tranche avec la stabilité de plusieurs institutions historiques du pays. Rosenborg, référence absolue du football norvégien pendant des décennies, évolue continuellement dans l’élite depuis la fin des années 1970. Molde s’y est durablement installé depuis 2008, tandis que Strømsgodset appartenait lui aussi au paysage permanent de l’Eliteserien depuis son retour en 2007 connaissant simplement quelques tours qualificatifs en Europa League. Dans ce paysage relativement stable, l’émergence simultanée de Bodø/Glimt et de Viking raconte donc un véritable changement de cycle. Deux clubs revenus du deuxième niveau, deux projets construits progressivement et désormais deux représentants capables de regarder l’Europe sans complexe. 30 novembre 2025 Stavanger célèbre enfin son champion Se

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Valdas Dambrauskas, entraîneur du Sabah FC qualifié en Ligue des champions

Valdas Dambrauskas, roi de Sabah et Ligue des Champions

Football et décryptage Valdas Dambrauskas, roi de Sabah et ligue des champions Il y a plus de vingt ans, Valdas Dambrauskas participait à la version lituanienne de Qui veut gagner des millions ?. Aujourd’hui, il vient d’emmener le Sabah FC en Ligue des champions. Le raccourci pourrait presque sembler trop beau pour être vrai. Pourtant, le parcours du technicien lituanien ressemble parfaitement à celui du club qu’il dirige aujourd’hui : atypique, inattendu et ambitieux. Créé il y a seulement neuf ans, le Sabah FC s’apprête désormais à découvrir l’élite du football européen. Une ascension express pour un club encore largement méconnu en dehors de l’Azerbaïdjan, où les suiveurs les plus pointilleux du football européen avaient jusqu’ici davantage l’habitude de croiser les noms de Qarabağ ou du Neftçi Bakou. Sur la carte du football européen, l’Azerbaïdjan est d’ailleurs encore souvent associé à un simple déplacement fastidieux à l’autre bout du continent. Une destination lointaine, parfois périlleuse, davantage évoquée pour les kilomètres à parcourir que pour les histoires qu’elle pourrait offrir. Cette fois, il y a pourtant bien davantage qu’une longue distance à raconter. Entre un entraîneur au parcours improbable, un club fraîchement créé et plusieurs joueurs passés par la France, l’histoire du Sabah mérite largement le détour. Le petit poucet vient de gagner sa place parmi les grands. Il était temps de faire les présentations. Découvrir le BDT Accédez à la communauté du Bureau des Tipsters pour 1 €. Découvrir pour 1 € Valdas Dambrauskas, un parcours tout sauf tracé d’avance Né et élevé à Pakruojis, en Lituanie, au sein d’une famille ouvrière de quatre enfants, il connaîtra une enfance rude avec un père décédé lorsqu’il avait seulement 11 ans. Afin d’aider sa famille, Valdas commence rapidement à travailler. Sportif, il pratique dans sa jeunesse le basket-ball, l’athlétisme et les échecs avant de se concentrer sur le football, évoluant au plus haut en troisième division nationale de ses 17 à 23 ans. 2002 Le tournant improbable Qui veut gagner des millions ? À 25 ans, Dambrauskas participe à la version lituanienne du célèbre jeu télévisé. Il ne remporte pas le million, mais suffisamment pour changer le cours de sa vie. Avant les bancs de touche Valdas Dambrauskas candidat à la télévision lituanienne en 2002 En 2002, à 25 ans, il apparaît en effet dans Šeši nuliai – milijonas, la version lituanienne de Qui veut gagner des millions ?. Dambrauskas y remporte 4 000 litas, une somme qui représentait alors approximativement l’équivalent d’une année de salaire pour certains Lituaniens. Pas de million donc, mais un gain suffisamment important pour s’offrir un départ pour l’Angleterre. Il utilise cet argent pour s’y installer avec sa compagne, qui deviendra ensuite son épouse, et commencer à construire sa carrière dans le coaching. 4 000 litas pour changer de vie Ses gains au jeu télévisé lui permettent de partir vivre en Angleterre et de commencer à se former au métier d’entraîneur. De petits boulots aux terrains anglais Avant son départ, Dambrauskas avait obtenu un diplôme d’ingénieur. En Angleterre, il change pourtant complètement de voie et étudie les sciences du sport et le coaching à la London Metropolitan University. Durant ses études, il travaille dans le football de jeunes, avec des passages notamment à Fulham, Manchester United et Brentford. La trajectoire reste pourtant très éloignée de celle d’un jeune technicien promis au football professionnel. Pour financer sa vie et surtout sa formation, Dambrauskas enchaîne les emplois alimentaires. Une partie importante de ce qu’il gagne sert à payer ses formations et ses livres consacrés au coaching. Il poursuivra ensuite son cursus avec un master à la Lithuanian Sports University. Petit à petit, celui qui avait quitté la Lituanie grâce à un jeu télévisé construit les bases de sa future carrière d’entraîneur. Un destin qui colle parfaitement à celui de Sabah Plus de vingt ans après ce passage télévisé, le voilà désormais à la tête d’un club engagé dans une aventure qui semble presque aussi utopique que la sienne. Difficile, finalement, d’imaginer un profil beaucoup plus adapté à Sabah. Un entraîneur parti de loin pour un club qui, lui aussi, a construit son histoire à toute vitesse et se retrouve engagé en Ligue des Champions après son succès face à l’Hapoel Beer Sheva. Et puisqu’il est question de millions, ceux-ci finissent tout de même par apparaître dans l’histoire. Sabah évolue avec un budget annuel d’environ 15 millions d’euros. Une enveloppe confortable à l’échelle du championnat azerbaïdjanais, sans pour autant transformer le club en nouveau géant financé à coups de pétrodollars. La qualification européenne change toutefois l’échelle économique du projet. Avec près de 20 millions d’euros de bonus liés à son accession à la Ligue des champions, Sabah vient potentiellement de décrocher en quelques semaines une somme supérieure à son budget annuel habituel, et cela sera renforcé tout au long de cette campagne. Dambrauskas n’a donc jamais remporté le million devant les caméras lituaniennes. Vingt-quatre ans plus tard, il vient en revanche d’aider un club créé il y a moins d’une décennie à entrer dans une tout autre cour financière et sportive. Deux trajectoires improbables qui avaient probablement tout pour finir par se rencontrer. Une carrière qui penche à l’Est Avant de devenir le visage du projet Sabah, Valdas Dambrauskas avait déjà largement parcouru l’Europe. Une carrière construite loin des cinq grands championnats, mais au sein de clubs ambitieux et régulièrement habitués aux compétitions européennes. Le technicien lituanien commence véritablement à se faire un nom dans son pays. Après Ekranas, il prend les commandes du Žalgiris Vilnius à la fin de l’année 2014. Il y restera près de trois saisons, avant de poursuivre son parcours en Lettonie avec le RFS. La suite de son CV va progressivement prendre une dimension plus médiatique. Après un passage en Croatie avec Gorica, Dambrauskas rejoint Ludogorets et décroche le titre de champion de Bulgarie en 2020/2021. Un entraîneur reconnu en Lituanie Valdas Dambrauskas a été désigné entraîneur lituanien de l’année en 2016, 2020 et 2021. Des titres de la Bulgarie jusqu’à l’Azerbaïdjan Quelques semaines après son aventure bulgare, il prend

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